Conférence de presse du porte-parole de la Présidence de la République – mardi 11 septembre 2018

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CONFERENCE DE PRESSE DU PORTE-PAROLE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

Bonjour et très heureux de vous retrouver pour notre première conférence de presse de rentrée.

J’espère que vous avez pu recharger les batteries. La rentrée, comme vous avez pu le constater, a démarré pour nous il y a déjà bien longtemps et sur les chapeaux de roue avec, j’y reviendrai, le discours du Président de la République lors de la fête nationale, l’émission Face à la Nation – qui constituait une grande première au Gabon – et le déplacement du chef de l’Etat en République
populaire de Chine.

[PARTIE INTERNATIONALE]

Je commencerai d’ailleurs par ce dernier point. Du 1 er au 6 septembre, le président Ali Bongo Ondimba était en visite officielle en Chine. A cette occasion, il s’est entretenu en tête-à-tête avec le président XI Jinping et a participé à la troisième édition du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC). Également, le chef de l’Etat a mis à profit ce déplacement dans l’Empire du Milieu pour rencontrer les investisseurs et hommes d’affaires chinois. Il était question de présenter les opportunités d’investissement qu’offre l’économie gabonaise, qui connaît un changement en profondeur avec le développement de sa diversification et de son industrialisation par la transformation locale des matières premières.

Voilà pour le programme. Maintenant, quels ont été les premiers résultats de tout cela ? Vous le savez, la Chine est connue pour son respect à l’égard de ses partenaires et aussi pour son sens du
concret. En clair, avec la Chine, c’est la garantie d’un partenariat gagnant-gagnant basé sur les actes et les résultats.

Du concret justement, il y en a eu avec la signature de trois conventions :

  • La première concerne l’Accord de coopération économique et technique entre la République gabonaise et le gouvernement de la République populaire de Chine qui permettra à la Chine d’apporter une assistance financière au Gabon pour la réalisation de plusieurs projets ;
  • Le second porte sur l’Accord entre la République gabonaise et le gouvernement de la République populaire de Chine en vue d’éviter la double imposition et de prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôt sur le revenu ;
  • Enfin la dernière convention a trait au mémorandum d’entente entre la République gabonaise et le gouvernement de la République populaire de Chine dans le cadre de la construction conjointe de la Ceinture économique de la route et de la soie maritime du 21 e siècle.

 

Du concret encore, il y a en a eu avec l’octroi par la Chine d’un don sans contrepartie pour l’Accord de coopération économique et technique d’un montant de 100 millions de yuans, soit environ 8 milliards FCFA qui sera alloué aux projets définis par la partie gabonaise.

Du concret encore et toujours, avec la promesse d’un surcroît d’investissements chinois au Gabon dans des secteurs toujours plus diversifiés.

Enfin, je terminerai sur ce déplacement en Chine en citant les propos du président XI Jinping dans son discours d’ouverture du FOCAC : « pour ce qui concerne les relations Chine-Afrique, la Chine tient à donner plus et à prendre moins, à donner avant de prendre et à donner sans rien demander en retour ».

[PARTIE NATIONALE]

Abordons maintenant les questions domestiques.

Je commencerai par le discours du chef de l’Etat à l’occasion de la fête nationale du 17 août dernier. Celui-ci a été très riche en informations. Mais ce qui a retenu à juste titre l’attention, c’est l’annonce d’une grande réforme du secteur de l’éducation par la mise en place d’une task force.

Pour le Gabon, c’est fondamental. Et à plus d’un titre, comme l’a souligné le président Ali Bongo Ondimba. D’abord, en raison du sujet lui-même, l’éducation. Il en va de l’avenir de nos enfants comme de notre avenir collectif en tant que Nation. Et en ce début de XXIème siècle, il est utile de rappeler que la force d’un pays, d’une Nation repose avant tout sur la qualité de ses ressources humaines.

Ensuite, si cette réforme à venir est importante, c’est en raison de son ambition. L’idée n’est pas de se contenter de faire des petits pas, du paramétrique, mais de faire des réformes en profondeur, du structurel. Aux petites évolutions, nous préférons une transformation.

Enfin, sans être exhaustif, l’idée n’est pas ici de faire pour faire mais, comme en matière de finances publiques, mais de faire pour obtenir des résultats et changer de paradigme. C’est-à-dire engager des « ruptures » pour tendre vers des modèles innovants. Des modèles en phase avec les enjeux actuels et qui permettent de répondre aux défis de l’heure dans des domaines stratégiques.

De ce point de vue, le président Ali Bongo Ondimba a d’ores et déjà donné dans son discours lors de la fête nationale un certain nombre d’orientations : renforcer l’égalité des chances dès l’école primaire car c’est là que tout se joue ; renforcer l’adéquation entre l’offre d’éducation et les besoins sur le marché du travail. Il faut cesser de former un trop grand nombre d’étudiants dans des filières où il n’y a pas de débouchés : les filières littéraires, les humanités, etc., et privilégier les filières techniques, scientifiques
et l’apprentissage).

Bref, du primaire au supérieur, tous les aspects de ce secteur seront abordés, y compris les plus sensibles comme le système de bourse qui sera réformé pour être à la fois plus efficace et plus juste au nom de l’égalité, au nom de la méritocratie.

Au final, c’est une réforme globale de notre système éducatif qui doit voir le jour. Pour ce faire, les principaux acteurs concernés ont été réunis – syndicats, parents d’élèves, enseignants et d’autres – pour dégager rapidement des mesures fortes et applicables.

Par ailleurs, vous vous en êtes probablement rendus compte en regardant le 30 août dernier l’émission Face à la Nation. Il s’agissait, vous l’avez tous noté car vous êtes professionnels des médias, d’une grande première au Gabon. Sur la forme, cet exercice de transparence et de pédagogie était intéressant. Non seulement il a permis au président de répondre directement aux questions de ses concitoyens qui lui ont fait part de leurs préoccupations les plus concrètes. Mais il lui a aussi donné l’occasion d’exprimer ses positions sur les enjeux de l’heure.

Parmi ceux-ci justement, il a été longuement question de sécurité. « La sécurité qui est la première des libertés », comme l’a rappelé le philosophe Thomas Hobbes. Je voudrais ici rétablir quelques vérités, sans minorer les problèmes car à l’heure du tout info et des réseaux sociaux, la couverture médiatique importante dont bénéficient les faits divers ont un effet anxiogène.

Comme c’est le cas dans de nombreux autres pays, l’insécurité constitue un problème réel au Gabon.

Nous conviendrons du fait qu’il faut apporter des réponses urgentes dans la prévention et la réaction à ces différentes infractions.

Mais comme le dit le Président Ali Bongo Ondimba, un seul délit de commis, c’est déjà un délit de trop. Un seul crime, c’est un crime de trop.

C’est pourquoi le chef de l’Etat, lors de l’émission Face à la Nation, a fait plusieurs annonces pour renforcer la sécurité de nos concitoyens :

  •  C’est le cas du renforcement des dispositifs de sécurité pour un déploiement efficace des équipes de patrouille dans les quartiers ; c’est-à-dire les ruelles, pour plus de proximité avec les riverains et une meilleure dissuasion ;
  • Ou de la mise en place de moyens technologiques, en l’occurrence les caméras de surveillance, permettant d’identifier les auteurs des infractions et facilitant des interventions rapides des forces de sécurité.

En pratique, il ne doit pas y avoir d’impunité pour les ennemis de la sécurité. Ce sont les criminels et les délinquants qui doivent se sentir en insécurité et non les honnêtes citoyens.

Durant l’émission Face à la Nation, il a aussi été question de logement. Ce volet est l’une des priorités du Plan de Relance de l’Economie (PRE) mis en place.

Le Président de la République estime que les gabonais attendent avant tout des terrains disponibles avec des titres fonciers pour pouvoir construire eux même dans de bonnes conditions. Le rôle de l’Etat, c’est de s’assurer que les règles d’urbanisme soient respectées afin de favoriser un cadre de vie agréable et décent. Le système financier doit faciliter l’accès des particuliers au crédit et de facto à la propriété.

Notons que les conseils municipaux de Libreville et Akanda, majorité et opposition confondues, ont adopté à l’unanimité, un schéma directeur d’aménagement urbain du grand Libreville, qui va enfin poser des règles claires sur « où » et « comment » doivent se développer nos quartiers et notre habitat.

D’une manière plus générale, cette émission Face à la Nation a été l’occasion, je le redis, pour nos compatriotes, d’évoquer leurs préoccupations au quotidien. Des préoccupations auxquelles, vous vous en souviendrez, le président Ali Bongo Ondimba avait consacré l’ensemble de son discours du 31 décembre dernier.

Ceci emmène à faire le point sur la mise en œuvre des mesures prioritaires énoncées à ce moment-là :

En matière d’éducation,

  • 471 salles de classe ont été rénovées. Le restant le sera dans le cadre de l’appel d’offres qui a vu des entreprises locales bénéficier de nombreux lots ;
  • Aussi, près de 80 000 tables-bancs ont été livrées dans les établissements scolaires des 9 provinces du pays ;
  • Et la construction des 106 salles informatiques dans les écoles du secondaire a déjà démarré. Sachant que les 3 000 ordinateurs prévus dans le cadre cette mesure ont été réceptionnés.

En matière de santé,

La gratuité des accouchements a bénéficié à plus de 14 000 femmes et nous notons l’arrivée récente des premières cliniques mobiles. Au nombre de quatre, celles-ci seront déployées rapidement dans les quatre provinces où la couverture sanitaire est la moins importante : la Nyanga, la Ngounié, l’Ogooué-Ivindo et le Haut-Ogooué. Les prochaines semaines verront la livraison d’autres dispositifs du même type dans les cinq autres provinces.

Pour ce qui concerne l’accès à l’eau, l’installation des pompes hydrauliques dans nos villages connaît des avancées avec la phase de sondage déjà lancées pour identifier les zones où la présence de l’eau est effective. Rappelons qu’il s’agit d’une mesure particulièrement longue à mettre en œuvre avec les étapes de sondage et de vérification de la qualité de l’eau qui précèdent l’installation des dispositifs.

En matière d’éclairage, ce sont 1 801 lampadaires qui sont déjà installés et chaque jour, des équipes sont à pied d’œuvre pour accélérer l’installation des autres dispositifs prévus dans le cadre de cette importante mesure.

S’agissant du Fonds d’initiative départementale (FID), une première mission a permis de sensibiliser les membres des comités de pilotage des provinces sur les types de projets éligibles. Sous peu, une seconde mission procèdera au contrôle et à la vérification de l’éligibilité des projets proposés par les autorités locales des provinces et des départements avant leur mise en œuvre rapide.

Je le rappelle ces mesures prioritaires visent à obtenir des résultats rapides dans des domaines particulièrement importants pour nos concitoyens. Leur impact, leur efficacité doivent être immédiats.Ces mesures sont toutes aussi capitales que celles que nous conduisons en matière d’assainissement des finances publiques et d’éducation. Car notre objectif est double.

Nous cherchons à la fois avoir des résultats rapides pour soulager, faciliter la vie de nos concitoyens et obtenir des résultats durables par des réformes structurelles de ce type.

Reste maintenant à aborder ce qui constituera, à n’en pas douter, la grande actualité des semaines à venir dans notre pays : les élections législatives et locales.

Sur ces points, la position du chef de l’Etat est claire. Elle ne souffre d’aucune ambiguïté. Ces élections doivent se dérouler de la manière la plus transparente qui soit et dans le respect des règles qui s’imposent à ces scrutins.

Pour S.E Ali Bongo Ondimba, ces élections sont l’occasion d’impulser un changement dans la vie politique du pays à travers le renouvellement de sa classe politique.

 

 

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